Zoom sur les principaux sites d'Egypte à découvrir en croisière

L’Égypte est le berceau de l'une des civilisations les plus fascinantes de l'Histoire humaine. Le pays est jalonné de témoignages multi-millénaires de cet âge d'or. En voici une sélection.

Le Temple d'Abou Simbel

Situé à 270 km au sud d’Assouan, en plein désert, à la porte du Soudan, l’ensemble d’Abou Simbel est le plus impressionnant des testaments de pierre laissés par Ramsès II.
Grâce à l’extraordinaire sauvetage mis en place à l'initiative de l’UNESCO (48 pays représentés par près de 900 personnes participèrent en 1960 à ce gigantesque projet), les deux temples creusés dans la roche ont été transportés à 210 mètres de leur emplacement d’origine et 65 mètres plus haut. Ils étaient en effet menacés par la montée des eaux induite par la construction du barrage d'Assouan. Les quatre statues colossales hautes de 20 mètres, placées à l’entrée du Grand Temple, sont sculptées directement dans la montagne. Le Petit Temple ou temple d’Hathor, a également été construit par Ramsès II pour son épouse Néfertari.

La Vallée des Rois

Dans cette Vallée, que domine une pyramide naturelle, 62 sépultures royales ont à ce jour été découvertes. Soigneusement cachées, elles ont malheureusement toutes été pillées à travers les siècles, à l’exception du fameux tombeau de Toutankhamon, découvert le 4 novembre 1922 par Carter et Carnavon, dont le trésors est exposé au musée national des antiquités du Caire. Non loin de là, la vallée des Nobles présente des sépultures d'une grande simplicité architecturale. Elles sont en revanche recouvertes de peintures murales qui sont autant de témoignages précis et précieux de la vie quotidienne, représentant des scènes de pêche, de chasse, de banquets égayés, des musiciens et de danseuses.

Les Colosses de Memnon

Ces célèbres colosses de 20 mètres de haut sont tout ce qui reste du temple funéraire d’Aménophis III. Ces statues monolithes ornaient l’entrée du temple et représentent le pharaon assis sur son trône.

Le Temple de Louxor

Oeuvre d’Aménophis III, dédié au Dieu Amon, le temple de Louxor que les Égyptiens appelaient “Harem du Sud”, était une dépendance du temple de Karnak. Il servait une fois par an pour la fête de l’Opet (la statue du dieu Amon venait visiter sa compagne Mout, en empruntant depuis Karnak une allée bordée de 700 sphinx). Il abrite aussi la mosquée et les reliques d’Abou el-Haggag, dont l’entrée d’origine est désormais condamnée car située à 4 mètres du sol. Chaque soir, les deux statues colossales en granit noir de Ramsès II, les gardiennes du temple, ainsi que l’ensemble du site sont magnifiquement éclairés. L’obélisque de la place de la Concorde à Paris provient de ce temple.

Le Temple de Karnak

Construit par les pharaons de la XIIe dynastie, le temple de Karnak fut successivement embelli et agrandi par les dynasties suivantes qu’il abrite désormais une multitude de monuments d'intérêt majeur, le point d'orgue d’une visite à Karnak étant la grande salle hypostyle aux 134 gigantesques colonnes alignées sur 16 rangs, chacune mesurant 23 mètres de haut, avec une circonférence d’environ 11 mètres.

Le Temple de Kom Ombo

Temple ptolémaïque (d'inspiration Hellénistique) qui ressemble à une acropole est dédié à deux divinités : Haroéris (Horus le grand, dieu solaire et guerrier à tête de faucon) et Sobek (le crocodile). Il domine d’une vingtaine de mètres le Nil qui forme à ses pieds une boucle majestueuse. Un coucher de soleil sur ce site restera un moment inoubliable.

Le Temple de Philae

Après la construction du premier barrage, le temple de Philae fut englouti pendant une période de 30 ans (de 1934 à 1964) par le lac de retenue. En 1960, la construction du haut barrage vouait le temple à une disparition totale. A l'initiative de l'UNESCO, le temple fut découpé en blocs et reconstruit sur l’île voisine d’Agilikia. Il a retrouvé sa disposition d’origine. Dédié à Isis, sœur et épouse d’Osiris, mère d’Horus, le temple de Philae, “La Perle de l’Egypte”, fut ainsi sauvé.

Le Temple d'Horus

Dédié à Horus le faucon, la construction du temple a débuté en 237 à l'initiative de Ptolémée III. Il est entièrement construit en grès. Remarquable par son plan harmonieux et sa conservation exceptionnelle. Dégagé par l’égyptologue français Mariette, c’est un véritable livre ouvert : du pylône d’entrée au sanctuaire, la progression de la visite vers le naos (sanctuaire, ou “Saint des Saints”, d’un temple divin) évoque la vie sacrée qui régnait dans le temple.

Le site archéologique de Sakkarah

S'étendant sur près de 8 km, le site archéologique de Sakkarah comprend plusieurs nécropoles et monuments funéraires, dont le plus remarquable est le complexe du roi Djoser, rendu célèbre par sa pyramide à degrés (IIIe dynastie), conçue par Imhotep, vizir et architecte du roi. La visite de ce site inclut la découverte de deux mastabas, tombes des notables de l’ancien empire. Le mot “mastaba”, d’origine arabe, désigne la banquette de boue séchée qui se trouve devant les maisons des paysans égyptiens.

Alexandrie

Alexandrie n'a conservé aucun vestige de la période d'Alexandrie mais la ville compte quand même quelques lieux d’intérêt comme les catacombes de Kom El Chougafa, le fort Quaït Bay, la bibliothèque, le musée archéologique et la salle des anciens manuscrits.

Le Souk Khan El Khalili au Caire

Ancien caravansérail, créé au XIVe siècle par l’émir Khan El Khalili, il s’agit sans doute du quartier commerçant le plus pittoresque du Caire. Le souk se compose d'un ensemble de passages et de ruelles bordés d’échoppes où le badaud trouvera tous les objets artisanaux. C’est ce lieu qui a inspiré un des plus célèbres écrivains égyptiens contemporains, Naguib Mahfouz (Impasse des Deux Palais) où s’attardent les fumeurs de narguilé et les joueurs de dominos dégustant un thé à la menthe dans un de ses nombreux cafés, parmi lesquels le célèbre “Fichaoui”.

Le Musée National d'Egypte au Caire

Fondé en 1857 par l’égyptologue français Auguste Mariette, c’est une véritable caverne d’Ali Baba : sarcophages, statues, sphinx, mobiliers, arts décoratifs, momies, collections de bijoux, etc. Et bien sûr le fameux trésor de la tombe de Toutankhamon comprenant entre autres merveilles, le fameux masque d’or très fin incrusté de lapis lazuli.

Le site archéologique de Memphis

Aujourd’hui blottie au cœur d'une agréable palmeraie, Memphis était la capitale de l’Ancien Empire. De cette glorieuse époque ne subsistent aujourd'hui que quelques statues, stèles et blocs dispersés dans un jardin. On pourra toutefois admirer un Sphinx d’albâtre, datant probablement de la XVIIIe dynastie, ainsi que l'un des Colosses de Ramsès, à l’abri dans un musée construit tout spécialement pour le protéger.

Le Caire Islamique

Le Caire, “la Ville aux mille minarets”, compte des centaines de mosquées construites à différentes époques. La Citadelle, bâtie par Saladin à la fin du XIIe siècle, devint la résidence des souverains Ayyubides, puis des Mamelouks. Mohamed Ali fit construire, en son enceinte, la mosquée qui renferme son tombeau, dans le style de Sainte-Sophie d’Istanbul. À l’intérieur, l’énorme lustre, les dorures, les tapis, les panneaux d’albâtre dont la mosquée est entièrement recouverte, composent un décor somptueux.

Le Caire Copte

À environ 5 km au sud de la place Tahrir s'étend à deux pas du Nil, le plus ancien quartier de la capitale, que les Égyptiens appellent Masr al-Qadima (le Vieux Caire), et que les étrangers nomment "quartier copte". Ses vestiges remontent à l'Empire Romain, lorsque n'existaient encore à l'emplacement du Caire qu'Héliopolis et la "Babylone d'Égypte".

Le Plateau de Guizèh : le Sphinx et les pyramides

Le site archéologique de Guizèh est sans aucun doute l'un des plus célèbres au Monde. Les pyramides de Chéops (la plus grande du haut de ses 137 mètres),Chéphren et Mykérinos y côtoient le Sphinx, mi-homme, mi-lion, représentation symbolique du roi Chéphren qui défend l’entrée de la sépulture royale.